Commerce d’animaux par petites annonces en ligne

de | 13 mai 2016

Le marché légal et illégal des animaux a aujourd’hui pour scène principale les plateformes d’annonces gratuites. Des milliers d’animaux vivants sont proposés chaque jour sur les plateformes en ligne suisses. Parmi elles, une majeure partie des annonces ne sont pas sérieuses et trompeuses. La Protection Suisse des Animaux PSA a effectué pour la première fois en 2012 une large étude portant sur 19 plateformes en tout, qui avaient nom de domaine suisse. Elle y a analysé sous l’angle de leur qualité et sérieux plusieurs milliers d’offres de vente concernant les chiens, chats, animaux sauvages et accessoires pour animaux de compagnie. Les résultats furent décevants: sur près de 1400 annonces pour chiens, par exemple, 37% n’étaient pas sérieuses et 49% douteuses. Seuls 11% de ces insertions ont été jugées sérieuses.

Pour 3%, il s’agissait clairement de tentatives d’escroquerie, les dénommées annonces Cameroun. Tout en publiant l’étude et ses résultats, la PSA a exigé des plateformes qu’elles s’asseyent à la table pour un dialogue, afin de discuter et de mettre en application des améliorations. Par ailleurs, des propositions de solutions clés en main accompagnées de guides et listes de contrôle ont été présentées à la branche, afin de fournir tant aux exploitants des plateformes qu’aux annonceurs et acheteurs potentiels des informations et conseils concernant une présentation sérieuse sur Internet pour l’offre et la vente d’animaux.

pèrotectionA mi-2013, la PSA a réexaminé les plateformes, en particulier du point de vue des propositions d’amélioration préalablement discutées. En dépit des promesses de certains exploitants quant à une action dorénavant plus sérieuse et plus respectueuse des animaux sur le marché des annonces, la PSA doit à nouveau – à l’exception de quelques rares améliorations constatées surtout dans le domaine des tentatives d’escroquerie – faire part de mauvais résultats concernant la protection animale et le sérieux des insertions. L’affairisme se traduisant par des annonces opaques, douteuses ou incompréhensibles et proposant des animaux a toujours priorité sur la protection de ceux-ci et les intérêts justifiés des acheteurs potentiels. Comme la responsabilité personnelle semble faire défaut dans la branche entière, la PSA examine la possibilité de procéder par voie législative contre le commerce animal dépourvu de sérieux sur Internet, et contre les firmes qui y prêtent main et en profitent.

Source Publié dans: Protection de animaux Suisse 

 

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